Définir l’investissement éthique de manière rigoureuse n’est pas facile, car ce terme recouvre des objectifs différents, susceptibles d’évoluer dans le temps. Ainsi, dans les années 2000, la définition était négative. Les gérants devaient éviter les industries de l’armement et du tabac ainsi que les emprunts d’État émis par des dictatures. Ces dernières années, le critère environnemental est passé au premier plan. En France, la loi du 12 juillet 2010 oblige les sociétés de gestion à mentionner dans leur rapport annuel la manière dont elles prennent en compte des « objectifs sociaux, environnementaux et de qualité de gouvernance ». La loi du 17 août 2015 a ajouté le risque climatique et la transition énergétique et écologique parmi les objectifs devant guider les investissements.

Un travail d’analyse minutieux

Mesurer l’intensité des rejets de CO2 d’une activité économique est une tâche complexe. Les données ne sont pas forcément disponibles, et lorsque c’est le cas, elles peuvent être trompeuses. Le secteur du bâtiment, par exemple, émettra systématiquement davantage de CO2 qu’une activité de service comme la banque ou l’assurance. Un investisseur comme GARANCE en tient compte. Les gérants des 4,2 milliards d’encours de la mutuelle appliquent des échelles différentes, en fonction des secteurs, pour mesurer l’impact climatique. Il s’agit d’apprécier, au-delà des données brutes, les efforts consentis par les entreprises pour réduire leur empreinte carbone. Ainsi, en matière d’investissement immobilier, l’idée est de canaliser l’épargne vers des fonds finançant la construction de locaux à haute qualité environnementale (HQE), en attendant les bâtiments à énergie positive (Bepos), encore rares.

Allier éthique et rentabilité

Des études menées sur des dizaines de fonds ont montré qu’il n’y a pas d’opposition entre la rentabilité des placements et leur dimension éthique. Les entreprises qui produisent de bons résultats en matière d’émissions de CO2 et qui assurent des conditions de travail décentes à leurs salariés sont, en général, celles qui ont investi dans la modernisation de leur outil de production. Dans une perspective de long terme, l’éthique apparaît comme un gage de sécurité pour les placements et non comme un frein au rendement.

À quels labels se fier ?

Parce qu’il est impossible d’analyser en détail chaque investissement, des normes et des labels se mettent en place. Ils permettent à chacun de vérifier le positionnement d’un investisseur. Un des plus anciens est Finansol (1997), délivré par l’association du même nom aux placements d’épargne solidaire. Mentionnons également le label Novethic et, depuis 2016, les labels d’État Investissement socialement responsable (ISR) et Transition énergétique et écologique pour le climat (TEEC).

GARANCE, de son côté, a obtenu en 2017 le label Lucie des entreprises responsables. Fondée sur la norme internationale ISO 26000, cette certification atteste que l’entreprise prend en compte, dans ses décisions, sept questions centrales (droits de l’homme, environnement, impact sur les communautés locales, etc.).

 

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